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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 10:45
Les polypores.

J'ai pris mon vélo ce matin avant le déjeuner.

Je devais aller me promener.

"Ecouter le bruit de l'herbe", je ne sais plus si j'ai rêvé cela....je ne sais pas toujours la différence.

"Rêves éveillés dirigés", le titre d'un livre de mon adolescence.

Les pensées sont parfois des pensées de volonté, parfois elles viennent toute seules.

Mais aussi parfois accompagnée du nom de son destinataire.

On ne pense pas avec tout le monde de la même manière.

Parfois agressivement, parfois sereinement.

Cela dépend de quel souvenir on a de eux.

Le souvenir du polypore est remonté hier dans ma mémoire.

J'avais des champignons qui traînaient dans mon panier à légumes.

J'en ai mangé quand j'étais à la Cité.

Je n'avais pas de travail, pas plus que maintenant.

J'avais trouvé un livre sur les champignons.

J'y ai lu que les polypores étaient comestibles.

Il y en avait beaucoup dans les bois de Laeken.

Je crois que ce n'était pas très bon , mais mangeable.

De toute façon , je n'aime plus autant les champignons qu'avant.

Peut être parce qu'à l'époque où je ne mangeais plus de viande, les légumes qui était rares, devenait les mets de tout les jours.

Il faut dire que dans l'autre sens , je me suis mise à aimer des légumes que je détestais avant, comme les chicons.

C'était psychologique, le légume préféré de ma mère.

Par contre "trempe ton chicon" a été dégueulé dans mon cerveau.

J'ai bon appétit...c'est gage , d'appétit de la vie.

ÇA JE SUIS SÛRE QUE C'EST RÉEL.!!!!

Il y en avait un, de polypore, au pieds d'un grand arbre, dans le parc Dudden.

Cela m'a fait plaisir.

Je me retrouvais dans la foret, seule, comme avant, avec mes parents toujours vivant.

Maman qui m'écrivait des cartes postales.

Il n'y a jamais plus rien dans ma boite aux lettres.

Les matins sont souvent emprunt d'un peu de tristesse, qu'il faut dégager comme un ciel plein de nuages.!

Je m'en vais , je quitte cet endroit, et l'endroit lui-même me dit la Cité.

Le temps est passé.

Il s'est réconcilié avec lui-même.

On voulait que je retourne à la Cité.

Je la quitte aujourd'hui pour du vraie.

Et je vais continuer à écrire mon histoire.

Cela me fait du bien.

Je n'avais pas envie de prendre ce polypore, il avait l'air abimé.

Mais je n'avais plus le courage d'en manger.

Alors je suis retournée pour en prendre un morceau.

J'allais en mettre des morceau dans ma poche.

Mais je ne l'ai pas fait.

Je me suis souvenue.

Je devais remercier la nature : c'est ce que m'avait dis quelqu'un, (je n'ai pas envie d'en dire plus sur ce personnage envahissant) .

Je n'ai plus envie de remercier la nature.

Cela se fait toujours tout seul , à l'intérieur.

Et ne me demandez pas pourquoi , je l'ai écouté un jour.

Je ne devais pas prendre ces polypores, les chiens avaient peut être pissé dessus.

Alors j'ai compris.

Le remerciement de la nature, c'était un système.

Je ne pouvais pas non plus cueillir les plantes sauvages.

De toute façon , je ne les ai pas écouté vraiment.

De l'autre côté du miroir , c'était à côté d'un géant pissenlit.

Et tout le monde continue à se battre pour pouvoir se soigner avec les plantes.

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